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Le Tambour Rafistolé

Le Tambour Rafistolé

Voyages avec notre sac à dos.


INHERENT VICE de Paul Thomas Anderson, hippie forever [3.5/5]

Publié par Sly sur 9 Mars 2015, 08:09am

Catégories : #culture

Dans inherent Vice de Paul Thomas Anderson, on suit l'enquête du détective privé 'Doc' Sportello, un hippie chevelu complètement enfumé –. Pour les beaux yeux de son ex., il va sortir de son canapé pour mettre ses pieds nus de vagabond dans un merdier pas possible. Ce détective, campé par un magistral Joaquim Phénix, qui nous la joue à la manière d'un Big Lewboski- est le anti héros parfait : dépassé par tout, regard d'ahuri, passif la plupart du temps et qui dans cette Californie aux prises avec le rock psyché croise tous les clichés : femmes fatales, la mafia, le Fbi, et le reste du monde qui semblent tous se débrouiller pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Film étrange et loufoque – le privé hippie se voit confronté puis obligé de s'allier à un flic, archétype de l’Amérique des WASP, joué par Joshn Bolin, cheveux en brosse et rasé de près- méchant comme ses pieds et plus borné, tu meurs.

Bon je vous le dis tout de suite, ce film dure 2H30 et on les sent passés. On a affaire à un véritable dédale narratif. Anderson, film avec brio, et...est gourmand- il en fait un peu trop pour nos maigres cerveaux.- à l'image de l'inspiré du roman punk de Thomas Pynchon, Vice caché- ils foisonnent de personnages et de clins géniaux –. Mais à cette heure, Vous en avez peut-être déjà entendu pas mal de critique négative ? Car le film est aussi drogué que l’Amérique des années 70 – celle de Boogie Nights, premier film d'Anderson – avec un sujet tout aussi trash : le destin d'un jeune acteur porno dans une Amérique déliquescente qui se drogue à tout va. Inherent vice parle tout autant de l'abandon de toute spiritualité et idéologie pour une autre forme de religion -celle du plaisir immédiat à travers le sexe et l'argent, la drogue. Et le génial Joaquim Phénix se fait insulté en tant que hippie, par des personnages tout aussi névrosés que lui.

2H30 de trip sous acide, c'est long. D'autant qu'on se perd dans les fausses pistes donnés–'attention à la paranoïa' comme nous dit le héros et- parfois – on perd pied- et c'est bien les effets escomptés dans un film de drogué - comme dans le célèbre Las Vegas parano de Terry Gilliam. Mais on s'accroche ' – et lentement le héros se réveille les yeux grands ouverts – lucide - prend acte de tout ce qu'il a perdu comme l'Amérique - – oui le flower power est terminé et l'amour avec déraison avec, quand sa petite amie se tire pour aller du côté du fric et se mettre dans les bras d'un magnat de l'immobilier. C'est l'Amérique qui perd sens, pas que le héros-. C'est l'Amérique de Charles Manson, des gourous hystériques capitalisant sur es idéologies de cartons- celle des Militants Black Panthers, des néo-nazi- et cette confluence d'idéologie extrêmes s'entrechoquant pour nous donner ce monde actuel où tout est mélangé de manière opaque. Dont va surgir notre monde post-moderne, post flower power. Les reproches : Oui un film labyrinthique, et chaotique – au point qu'à un moment j'ai cru avoir posé mon cerveau à l'entrée du cinéma – pour aller un concert du groupe psyché Can mis en image par un génie de la réalisation mais- avec un réveil brutal dans l'Amérique blafarde du Président Reagan.

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