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Le Tambour Rafistolé

Le Tambour Rafistolé

Voyages avec notre sac à dos.


notre voyage en CHINE, en 2005

Publié par Sly sur 8 Janvier 2008, 18:31pm

Catégories : #Chine

 

    Au coeur du Dragon...
L
'Hôtel de Luxe à Pékin- Nos toutes 1ères impressions en Chine...    

  "Lost in translation version CHiNOISE" 

Nous sommes arrivés à Pékin, hier midi. La première nuit à l'hôtel fut courte avec le décalage. 
    L'air, ici, est brûlant.
Nous sommes descendus dans un hôtel digne de 'Lost in translation*'. Notre décalage n'est plus seulement horaire. Porte de la chambre d'hôtel à carte à puce. 50 euros la nuit.  Ce luxe nous a été possible que par "nos contacts chinois ", qui ont.réduit la note à 20euros la nuit. 
  Ce début de voyage a tout de l'ambiance d'un roman policier moderne. 
Le cadre. Une mégalopole qui pourrait être Paris ou New York, si ce n'est le groom chinois trop affable, ou les traits asiatiques des complets vestons de la réception.
 Ces détails qui nous rappelent à chaque descente de l'ascenseur moqueté, que pour nous...c'est notre première fois en asie. Mégalopole certe, mais aux parfums d'une nuit chinoise. 

On pénètre ici à l'intérieur de la Cité interdite...

 

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  N'empêche que pour retrouver nos marques, il ne nous faut plus perdre de temps à chercher l'authentique, le moins cher et sans l'eau chaude à volonté, s'il vous plaît. Surtout si on s'accoutume avec ce hôtel irréel, on va rater notre rencontre avec le pays, et ce que nous sommes venus chercher : une chine millénaire.  

La deuxième nuit, nous l'avons passé, encore une fois, dans cet environnement aseptisé. Un sommeil de vingt-quatre heures d'une traite efface enfin ce long vol. Et pour l'instant, en reliant une bouche de métro à une autre, nous avons qu'entr'apercu Tienanmem, et sa porte momumemtale. L'aspect de l'architecture chinoise frappe.

 Autour de ces lieux mythiques, les gros buldings cachent de leurs masses dominantes, les restes des hutong, les vieilles maisons héritières de la dynastie mongole. Les murailles de la a Cité Interdite sont encerclées de quartier sans prétentions.

Les ruines d'un passé que la Chine poulaire effacent à grandes traits d'urbanisme moderne. 

On s'en doutait, réussir à commander à manger, tout seul, ne serait pas une mince affaire.
 Notre bonne amie-guide chinoise Sha Li décidée à ne pas trop se soucier de nous, nous laisse découvrir les difficultés quotidiennes.
 Commander au restau. avec une carte en chinois, mal traduite en anglais, reste une épreuve. Différencier les idéogrammes du poulet et du porc, par exemple. Nous nous égarons dans les larges avenues de Pékin, remplies de grands magasins et de MAC Do, très occidentalisées, et en tournant au hasard, une ruelle typique remplie d'échoppes, nous offre le plaisir de partager un repas au mileu des badauds. La cuisine chinois servie est complètement différente de celle de nos restaurants européens. Je déguste cette découverte de nouvelles saveurs.

Dans la rue, les claviers des cybers ne parlent pas francais. Et en chinois, il n y a pas d'articles et de conjugaison. Il va falloir se décider à apprendre l'essentiel rapidement, peu finalement parlent anglais et peut-être, est-ce mieux ainsi. Alors, on essaye de s'habituer rapidement aux particuliarités de la langue, de la nourriture et  de la culture.
 
La nuit vient de retomber sur Pekin. Il y a un décalage de 6 heures, en plus, par rapport a la France. Nous allons rentrer un peu en métro, un peu à pied aussi, à travers les rues pour goûter à la très relative fraicheur de la nuit. 

Pékin est en chinois, la capitale du nord, Beijing. Capitale égale à la démesure de son Empire, où l'individu apparaît fourmi ; modernité et tradition se côtoient outrageusement. Et dans cet hôtel de luxe perdue sur les terres millénaires de l'Empire du Milieu, il y est encore plus difficile d'y trouver un quelconque repère. Le juste milieu...


*Lost in translation est un film de Sofia Coppola, avec Scarlett Johansson 

      Les grandes Etapes du voyage     

On me demande assez souvent où j'ai été en Chine. J'espère dans le futur vous présentez une carte du pays avec l'itinéraire  tracé dessus. Il y a 21 provinces et 5 régions "autonomes", dont la Mongolie intérieur, le Xinjiang (à la frontière du Kazakhstan, avec une majorité musuimane, 90% de la population est non-chinoise), et le Tibet. Nous avons visiter  8 provinces. Voici le principales étapes et quelques lieux marquants de ce périple de deux mois :

Arrivée le 30 juin 2005 : Pékin (Beijing) : Cité Interdite, le Palais d'été des Empereurs, le Temple du Ciel, la Grande Muraille ( qui fait 50 000 km)


02A_1232.jpgLA SPLENDIDE PORTE MONUMENTALE DE TIENAMEN, avec l'effigie de MAO au bout du pont jadis réservé à l'EMPEREUR

Ci-dessus-
 Face à nous, l’imposante " Porte de la Paix céleste", connu sous le nom de Tian anmen. Structure monolithique, cette Porte, divisée en cinq entrée, où cavaliers et émissaires se rendaient venant de tout l’Empire.

Seul l’Empereur pouvait franchir la porte et le pont de la ligne centrale. Tribune, édifiée au XVe siècle, d’où l’Empereur s’adressait au peuple. Devant, sept ponts enjambant une rivière, chaque pont avait un usage précis. Des lions de pierre gardent chacun des ponts.

De l’autre coté, derrière nous donc, la vaste Place Tian anmen, symbole de la Révolution Culturelle, où la Chine a annihilé sa civilisation millénaire. Un vide où peut, comme en 1989, se tenir 1 millions de citoyens réclamant la démocratie, et se faire écraser par les chars d’assauts de l’armée.

Cette " impression " est celle que j’allais garder jusqu’à la fin du voyage. Une Chine mythique qui n’a laissé que de superbes décombres d’un passé qui nous aurait tous coupé le souffle, si nous avions pu juste l’entrapercevoir, il y a 2 siècles.

Car l’Empire s’est ouvert depuis, forcé par le monde occidentale aux modernismes. Le compromis a été rarement trouvé, et on ressent une splendeur disparue dans bien des coins.


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Porte des murs d'enceintes de la Cité Interdite

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L'armée qui écrasa celle de tous les autres Royaumes
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placés en position de combat, mais leurs armes furent pillées



Ci-dessus, Le Palais de l'Harmonie suprême au sein de la Cité Interdite

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Là, un des Lions de bronze veillent sur les lieux...


                            
                      

Le Palais d'Eté à Beijing (Pékin)IMG-12.jpg


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Le Palais d'Eté : un Lac, des Temples, des Pavillons et des galeries.
   Décrire la Cité interdite ou le Palais d’été (lieu de villégiature de la cour impériale) serait une gageure, à laquelle je ne vais pas m’attaquer (il existe des livre sur le sujet !).

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Un Palais d'Eté pour la Cour Impériale qui fuyait la chaleur étouffante de la Cité Interdite
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Un Pailou sur l'île du Lac du Palais d'Eté
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Wanshou Shan, "la Colline de la longévité", colline artificielle, où se dresse de nombreux temples- d'ici les membres de la Cour admiraient Beijing depuis le Palais d'Eté

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Ci-dessus- Vue d'une Tour de Guet de la Grande Muraille de Chine, une DILOU

 Sache, Ô lecteur, tout d’abord que Pékin est le point de départ de la Grande Muraille et qu’elle n’a cessé d’être construite jusqu’au 17e siècle. Nous l’avons rejoint la journée de mes 30ans pour dégoter un tronçon préservé (du tourisme, surtout) : HUANHGUA.

HUANGHUA est une fortification Ming.
   - "On raconte qu’un Seigneur du nom de Cai a supervisé la construction de cette partie et contrôlé son édification avec minutie. Chaque pouce de maçonnerie demandait une journée de travail. Apprenant ces extravagances, le Ministre de la Guerre fit décapiter le Seigneur Cai. Son corps sans tête serait resté debout trois jours durant, avant de tomber. Des années plus tard, un général jugea que la muraille à cet endroit était remarquable et réhabilita le Seigneur décapité, à titre posthume bien évidemment."

Nous avons été surpris de par les versants abruptes sur laquelle la Muraille est construite.
Les " DILOU ", les tours de guet solitaire dominent des à-pic vertigineux. Le travail titanesque d’unification des remparts existants pour former la 1ère partie de la Grande Muraille fut entamé sous le premier empereur de Qin.


- Notre 1ère PROVINCE - terres adjacentes à la "municipalité spéciale" de Beijing, au sud-ouest de celle-ci.
   La PROVINCE du SHANXI ou
le Territoire de l’ETAT DE QIN, celui du 1er Empereur de l'Empire du Milieu
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Le Shanxi, le territoire de l’Etat de Qin, constitué en 221 avant notre ère, fut notre étape suivante.
Après le 1ère Empire unifié de la dynastie Qin, et la chute de la dynastie Han, de terribles guerres intestines, dont la plus connues fut celle des TROIS ROYAUMES, au IIIe siècle, se succédèrent jusqu’au VIe siècle. La partie nord de la province du Shanxi joua un rôle important dans l’histoire qui unit les tribus nomades du Nord et les Chinois.

Les tribus nomades s’y infiltrèrent et s’en servirent comme base pour leur conquête de l’Empire du Milieu. Au Ve siècle, les TOBA, peuple de langue Turque, parvinrent à unifier tous les territoires du Nord de la Chine et formèrent la dynastie des WEI du Nord. Les souverains sinisés permirent l’épanouissement du Bouddhisme. Jusqu’en 494, DATONG fut leur capitale impériale.
   Nous nous y sommes rendu pour visiter les Yungang Shiku, Grottes de la Crête nuageuse.


1ère Ville : Haut lieu du bouddhisme.

     -La ville de Datong au nord de la province est une étape pour rejoindre :

 Ci-dessous "les GROTTES de la Crête Nuageuse"



 - site du V siècle, Bouddhas de 15 à 17 mètres de haut dans des grottes- ci-dessous--.
 
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YUNGANG SHIKU, les GROTTES de la CRÊTE NUAGEUSE : 

 Elles contiennent les plus vieilles sculptures en pierre de Chine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur près de 1km d’est en ouest, 50 000 statues bouddhiques s’abritent dans des grottes taillées, ou en ornent les façades le long d’un massif qui délimite la frontière avec la Mongolie Intérieure.


 

 

   Partie la plus élevée du massif de grès, (‘Crête nuageuse’ oblige !), taillée entre 460 et 494), les WEI y venaient ici implorer les dieux de leur accorder la pluie.

 

(Ci-dessus, photo sans flash pour préserver les peintures encore quelques siècles )

Les grottes s’ornent de plafonds décorés et à l’intérieur des statues peintes représentent des bouddhas et des bodhisattvas, des dieux Hindous Vishnu et Shiva ; l’influence de l’Inde est donc forte.

 

Le style chinois se retrouve dans les dragons et les apsaras (êtres célestes, sous les traits de danseuses ou de musiciennes). Le plus haut bouddha du site mesure 17m de haut. Les travaux cessèrent plus ou moins brutalement lorsque les WEI installèrent leur capitale à Luoyang .

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                             -"Le Monastère Suspendu", vieux de 1400 ans.

Il ne faut pas oublier notre rapide halte à Xuankong Si, le Monastère suspendu (Si : monastère).
   Nous avons négocier avec le bus qui reliait Datong à Wutai Shan, de parcourir au pas de course ce monastère vieux de 1400ans.

Il est plaqué sur le flanc d’une falaise qui domine des gorges, construit en utilisant les contours naturels de la pierre, les bâtiments sont reliés par des ponts et des passerelles et contiennent des statues en bronze, en fer et en pierre.

Une rencontre : notre 1er MOINE PELERIN 'TIBETAIN'
Le fait d’avoir lié d’amitié, durant le trajet dans le bus, avec un jeune moine tibétain nous avait conditionné pour " ressentir " le lieu, malgré le tourniquet et son droit d’entrée assez excessif . C’était le premier tibétain que nous rencontrions. Emmenant ses parents malades se faire soigner par la médecine traditionnelle tibétaine, le monde des couleurs vives, des odeurs fortes et de la spiritualité propre au Tibet nous arrivait à travers lui. Et d’entrée nous commencions à être séduit.

Le contraste est saisissant entre ces bouddhistes tibétains et la population chinoise. Des deux côtés, vous pouvez rencontré selon l’individu la même indifférence ou amabilité. Mais la Chine, en devenant athée, a perdu sa magie, et cela malgré la beauté de ses sites. Le Tibétain fascine. Ils ont gardé la magie de ceux qui croient que chacun de leurs gestes quotidiens dépens du bon vouloir de dieux et déesses..




                             -Le Village monastique de TAIHUAI au pied des montagnes sacrés du WUTAI SHAN -: 'le mont au 5 terrasses"-.achat du Ming Qin, un parchemin.
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   Nous avons poursuivi sur la Voie du bouddhisme en direction du Sud-est. Shanxi, la province, signifie " à l’ouest des montagnes " et tire son nom de la chaîne des Taihang Shan (Shan : montagne) qui forme sa bordure orientale. Le Wutai Shan, ‘‘le mont aux Cinq Terrasses’’- est une montagne sacrée pour les bouddhistes au cœur d’une de ses vallées.

Nous y avons découvert la réalité d’un village monastique, celui de Taihuai. Les moines aux habits de grenat arpentant les rues au milieu d’une multitude de temples et de monastères ; les marchands de souvenirs vendant babioles et bijoux, sous les vapeurs des cuisines qui accueillent la foule de pèlerins et surtout de touristes Chinois.

Il y a quatre montagnes sacrées dans la Chine bouddhiste ; comme la plupart de ces montagnes, Wutai Shan a été converties en réserves naturelles. Ce qui implique l’arrivée en masse de touriste, à 90% Chinois. Ces derniers ne sont pas une espèce à part de ceux du monde entier. Mais ce qui fut choquant pour moi ; c’est de constater dans les monastères, qu’ils ne font plus que les ‘‘visiter’’. Ils sont pratiquement aussi ignorant que moi des prières et du culte bouddhique. Beaucoup se plient, avec plaisir, aux rituels des prières, mais se font expliquer le B.A.-BA par les moines.

Le régime communiste a effacé tout sentiment religieux. A la Révolution Culturelle, les temples furent détruits, les moines dispersés, reconvertis de force aux travaux des champs ou tués. La religion ne joue plus qu’un rôle mineur sur le continent, en revanche elle est bien vivante, ai-je lu à Hong-Kong ou Taiwan, là où Mao n’a pu l’atteindre. Tout ceci pour éclairer sur ce que j’ai pu ressentir, malgré la beauté (souvent rénovés aux frais de l’Etat) des édifices sacrées. Chaque temple est rempli d’images de dieux et d’intercesseurs, tous très colorés et vivant.

Nous avons eu la chance d’assister par trois fois à des cérémonies, comprenant chant, prières et musiques.

Et au Mont des Cinq Terrasses, nous avons croisé la route d’un moine errant qui nous a éclairé sur la place du bouddhisme dans un Chine mécréante.


 Une rencontre : LE MOINE ERRANT 'CHINOIS' DU WUTAI SHAN

Alors que nous atteignons l’ultime Monastère, dominant le village monastique, un moine suant sous le poids d’un lourd panier en osier nous invita à le suivre. Nous guidant sur un sentier contournant le temple que nous nous apprêtions à visiter, il nous évita d’être pris dans l’assaut donner par le flot de touriste Chinois, déversé à gros bouillon par la route qui creuse un nouveau sillon sur les flancs de la vallée sacrée.

Le moine, malgré nos doutes sur ces intentions, déguisait, sous un abord rude et renfrogné, les meilleurs intentions du monde, puisqu’il nous amena jusqu’au sa demeure. Perché à flanc de montagne, sur l’autre versant de la vallée, le panorama se libérait quelque peu de l’activité fourmillante du village monastique. Une tranquillité bien plus propice à la sérénité nécessaire à la vie d’un moine, du moins tel que nous la concevons, n’est-ce pas ?

L’impossibilité de communiquer autrement que par les signes et le regard rajouta à l’intemporalité du moment. Un livre d’image s’ouvrait à nous. Ascète, il nous offrit de l’eau chaud et des fruits en guise de repas.

Un autel pour prier se trouvait à l’intérieur de sa maison. Il nous fit aussi pénétrer un peu plus en contrebas, à l’intérieur d’une grotte, où il s’allonge dans la plus parfaite obscurité sur la roche humide pour s’absorber dans ses méditations. C’était le gardien de la montagne sacrée et du véritable bouddhisme.



2ème Ville : Une Ville fortifiée...
       - Pingyao, ville au style  architectuale conservé de la Chine Impériale

    Pingyao est une ville fortifiée, avec des remparts Ming (XIV-XVIIè siècle), considérés comme les derniers remparts intactes de la Chine. Bâtiments, temples et demeures de particuliers offrent l’aperçu de ce que fut la Chine Impériale.

028_1244.jpgMais le plus agréable fut de dormir dans notre hôtel. Non loin de la Porte Nord, sa disposition autour d’une cour, le mobilier de bois sombre, les lampions rouges et les peintures traditionnelles ornant murs et plafonds nous ont plongés plus assurément encore dans cette ambiance préservée de ville Han traditionnelle.023_1249.jpg

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Notre 2ème PROVINCE - terres plus au sud-ouest encore.

  La Province du SHAANXI, d'où historiquement l'Empereur Qin unifia pour la 1er fois la Chine.               
1ère Ville :  
                            - Xi'an :  la Pagode des oies sauvages ( contenait les textes bouddhiques rapportés d'Inde par le moine voyageur Xuan Zang), 
031_1241.jpg
                             - ascension du Hua Shan, une des Montagnes Sacrés taoïste (le Métal)
                             - l'armée de terre cuite du 1er Empereur

Province du XINJIANG, longue étape en train de 36h pour rejoindre la capitale de cette province, Urumqi. Xinjiang signifie "Nouveaux territoires". 


Récit de l'epreuve suivante, 36 heures de train CHINOIS :

- " Sur un siège dur comme planche de bois, du Xi`an de la province du Shaanxi à Urumqi, la ville la plus eloignée au monde la mer...et qui possède tout de même un musée de la Marine...
   
   Le dos en compote, des brulures aux fesses tassées, suite à la transpiration causée par quatre personnes aligneées sur un banc fait pour trois, une crasse qui se depose à chacun de tes mouvements sur le moindre coin de ton coprs, sans que tu puisses rien n'y faire.
 Les toilettes sont un trou au dessus de la voie ferrée, sans eau courante. Les ongles des mains sont  le revelateur de tout, en 12h ils sont noirs, en 33h la police n a plus besoin d'encre pour prendre vos empreintes.
    Si vous croyez que j`exagere le tableau interroger une femmes occidentales, ce sont des filles qui subissent le plus. Elles sont l'objet d'observation de tous les wagons 2 fois plus qu'un homme. Et, sans parler des problèmes d'hygiènes féminins qu'elles gèrent comme elles peuvent." 

 URUMQI
Visite du musée de la ville: une momie d'un celte (?!)
                             - Turfan, vestiges de cité antique, ancienne étape sur la Route de la Soie. Aussi un centre bouddhique avant d'être convertie à l'islam au 8e siècle. 
                              - longé les Montagnes de Feu, (que le moine voyageur Xuan Zang traversa) pour arriver aux grottes aux Milles Bouddhas de Bezzeklik, village islamique avec des mosqués en terre. 
                             - Tian Chi, 'étang céleste', un lac d'émeraude au milieu des montagnes. Nuits en yourte chez les Kaazakhs. Temple taoïste rouge. Excursion à cheval de 10h vers les glaciers, les Tian Shan (Shan = montagne).





-                 Province du GANSU                          -


   On l'a rejoint en avion, car pas moins de 1890km à parcourir. 
                              - arrivée à la capitale Lanzhou, d'où on rejoint XIAHé, ville-monastère tibétaine à 2 920m :  Monastère de Labrang, l'un des 6 principaux de la secte bouddhiste Gelukpa, les 'bonnets jaunes'
8gelupa.jpg
                             

 



-          Province du SICHUAN                                              -

    

    Elle est limitrophe à celle du Gansu, plus au sud.

                              - Chengdu : le Centre de Recherche et de Protection des Pandas. 
                              
- Route du Tibet sur le tiers oriental du plateau tibétain : au nord et à l'ouest de Chengdu, les montagnes culminent à plus de 5 000 m, il s'agit de la 
  Province de "Kham", région tibétaine annexée par les Chinois et englobée par eux dans le Sichuan.
                               - La ville de Kangding marque la fin du monde chinois et le début de l'univers tibétain. Tsampa (nourriture tibétaine), chörten blanc (stupa) et lamasserie (Gompa).
                              -  Le petit village de Tagong, prairie d'altitude et yourte noire de nomade tibétain. troupeau de yaks. pélerins tibétains.

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- La Puja

                              - Le village de Litang, surplombé par la lamasserie Chode Gompa construite par le 3ème Dalai Lama ('océan de sagesse').1yaks-cite-gompa.jpg 
                    Devant Litang, le festival tibétain: course de chevaux ( saimahui)- les tentes blanches de fêtes sont mises :
2yaks-tente-d-HOjo.jpg
 
     A côté du Chode Gompa, un mât à drapeau à prières devant la plaine de Litang, où les yaks se paîtrent
3tibeet1.jpg

4enceinte-monastere.jpg
- L'enceinte du GOmpa de Litang-
 5rue-monastere.jpg
- rue du monastère de Litang

                             - Xiancheng, sieste sur le toit de la lamasserie, entre les tours jumelles. une contenant la trompe tibétaine, l'autre le tambour rituel ;  face aux monts enneigés. Sensation réelle d'être sur le Toit du Monde. 
6porte-rouge.jpg
 - Porte de monastère
 91cuisine.jpg
- Les cuisines du Gompa



- Province du YUNNAN, la plus au sud, frontière avec le laos.
                             -  La vielle ville de Zhongdian, 3 200 m d'altitude. maisons de bois et viande de yak. 
                             - La vieille ville de Lijiang, culture naxi
                             - La ville de Dali, remparts. La campagne:  rizières et Erhai hu, 'le lac en forme d'oreille'. Zhonghe Si, le Temple de la paix et de la justice à flanc de montagne.
                            - la capitale Kunming : marché aux fleurs et aux oiseaux.

voir l'article : Province du YUNNAN



- Province du GUANGXI, plus à l'est, 
                            -  La ville de Guilin, pics karstiques, tel le Pic de la beauté solitaire, bien embrumé par la pollution de la ville.
                           -   Du trop touristique village de Yangshuo : des rizières tout de  même,  on rejoint le hameau XINGPING : descente en barque sur le fleuve Li Jiang, entouré de pics de calcaire. 
 
- SHANGHAI, "une municipalité spéciale" comme Beijing.
                         - le Bund
                         - superbes jardins YU, parc paysager Ming, du milieu du XVIe siècle.

- Province du JIANGSU longtemps appelé 'le pays du poisson et du riz", au nord de Shanghai.
                        - Suzhou : la Porte Pan, la seule porte d'origine , à cheval sur une douve extérieure des remparts. Spectacle dans le jardin du Maître des Filets
                        - Tongli, village lacustre préservé au milieu d'une zone urbaine. 
  
FIN de la boucle : Retour de Tongli à Suzhou, de là, Shanghai, puis train pour Beijing. 
AVION : retour en France, le 27 aout .2005

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Sly 01/02/2008 12:35

Merci Mesh, ça fait plaisir à lire. Moi, j'aime particulirèment celle de Pingyao, que j'ai prise en pensant à vous, avec ces statuts de gardes en bronze postés devant la Tour gardant les Portes de la cité. TOus ça reste en place depuis la dynastie des Ming, XIV ème siècle.
A ce soir pour pénétrer dans la Chine ancienne...

Mesh 31/01/2008 21:18

Superbe les photos ! ! !
Je reste sans voix...

Sly 28/05/2007 20:08

ah ah oui tu as le droit, la faute est grosse. Mais elle révèle un lapsus. Le temps me manque pour tout raconté. La Chine s'était en 2005. En 2006,,il y a eu le Mexique, le Guatemala,le belize, les mayas, les caraibes, les aztèques, les baleines-requins...et avant...Et dans un mois, le Népal, le Tibet de nouveau et l'Inde du Nord.J'ai commencé à lire des trucs passionnants sur ces pays.

bourrin 25/05/2007 21:04

il est vrai qu'il doit y avoir TANT à raconter... désolé mais c'était tentant...

bourrin 25/05/2007 21:04

il est vrai qu'il doit y avoir TANT à raconter... désolé mais c'était tentant...

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