Le conteur de notre grande voyageuse reprend son récit :
Notre bourlingueuse est revenue donc de la frontière du Bouthan sans avoir pu la passer, en l'absence d'un visa. Les textes ont changé depuis de notre dernier séjour en Inde, et
notre guide de voyage de l'époque n'est plus à jour.
De Kakarbikitta, une petite ville à la frontière du népal et de l'inde (qui pue le vomi d'après ce que j'ai compris...la route sinueuse qui y mène peut-être ), elle a pris de la
hauteur et profiter du soleil sur le balcon de l'hôtel Sirijunga.
Puis elle a voyagé 18h dans un bus en direction de la tant attendue Katmandou, où elle est à rencontrer dès son arrivée à l'hôtel 'Potola' un couple de français
qui voyage depuis 6 mois et avec qui elle a passé la soirée. Enfin des touristes blancs ! Un moine du bus lui a offert un fil rouge pour qu'elle ne soit pas malade car il désapprouvait
le fait qu'elle mange des 'puri', sorte de beignets frits dans la rue, délicieux et économique.
A katmandou, capitale politique et religieuse du Nepal, elle est descendue dans le quartier de Thamel, très touristique plein de boutiques, constitué de deux rues parallèles non loin du Palais
royal.
Pour trouver des cyber-cafés moins cher, elle se promène du côté de Freak street, nommé ainsi par les hippies dans les années 70, c'est le quartier près de la vieille ville.
Cette dernière regroupe des bâtiments à visiter datent pour la plupart du XVII siècle. Elle voulait loger ici parce que c'est moins cher mais évidemment le taxi pretendait ne pas
connaître, comme quoi ils ne sont pas plus honnête qu'ailleurs les taximen.
Le quartier Thamel, où elle loge actuellement, est trois fois plus cher (350 rs, soit 3,50 euros). Son moral est vraiment au beau fixe depuis son arrivée à katmandou. Pleine d'émotion, elle a découvert cette ville tant attendue, et qui s'est révélée magnifique.
Les népalais sont gentils et attentionnés, par exemple un anglais d'origine népali lui a payé le taxi hier. La route le long de la vallée de Katamandou était superbe, et
rempli de monde, elle n'accueille pas moins de 1,5 millions de locaux. Quant à la plupart des voyageurs, ils sont retraités.
Elle a commencé à découvrir la ville hier, notamment le temple de Sayambunath :
La nourriture indienne n'est toujours pas son fort mais elle n'était toujours pas malade, elle se rabat sur les éternels "momo" (ravioli tibétaine), toujours
délicieux, donc niveau santé tout va bien. Même pas gênée par les lacets tortueux et cahots des routes de montagnes. Alors qu'un voyageur installé sur le toit du bus a vomi sur sa
fenêtre.
Ci-dessus, des momos frits, appétissants, non?
Il y a 5h de décalage en plus pour elle. Et il y a un couvre feu instauré dans la ville à partir de 23h chaque soir. Elle a enfin pu prendre une douche et elle s'est
acheté une étoffe en poil de yak(!) pour affronter le froid des nuits. Il fait moins froid ici, et les hôteliers lui proposent des couvertures en plus. Et ils lui ont apporté une télé dans
sa chambre pour lui tenir compagnie.
Par contre si elle veut voir des yaks en vrai, il va falloir marcher 3 jours jusqu'à Langtang. Tous les lieux à visiter sont à quelques km de la ville. Elle va aller à Pokhara, et sans
doute à Langtang.
Elle s'est acheté un billet pour le retour à Delhi le 21 à 75 Euros pour voler au-dessus de l'Himalaya. .