Publié le dimanche 22 juillet 2007
- " Il en est des âges d'or comme de Damas et de Constantinople qui sont belles à distance ; il faut marcher dans leurs rues pour voir leurs lépreux et leurs chiens crévés "
L'Oeuvre au Noir- Yourcenar.
Ci-dessus, au pied des Palais qui bordent les quais du Gange, une vache cherche sa
nourriture.
Salut / Namaste
Merci encore une fois aux fidèles du blog, et à Mymy qui s'ajoute a nos peu nombreux visiteurs. Mymy signale aux parents l'existence de ce site, on veut bien
des nouvelles quand ils reviendront.
Les mythiques trains en Inde
Nous avons enfin pu faire la comparaison avec les trains de nuit avec couchette de la CHINE.
L'Inde possède un peu près le même système.
Trois Couchettes superposées, ventilateurs qui fonctionnent à plein tube toute la nuit. Il faut s'habituer à son bruit. Et la promiscuite.
Estelle a fait une nuit complète sur la couchette du haut, tandis que moi, en dessous, je subissais les chatouilles d'un vieillard, jaloux de mon sommeil. Véridique. Et à trois
reprises la même nuit !
VARANASI
Nous sommes donc bien arrivés a Varanasi, ville située sur les berges du Gange, le fleuve plus épais que du goudron.
Comme nous le dit Mesh, le Gange - la Grand Mère, comme l'appele les Hindous- est extrêmement polluée, sale et le lieu de toutes les déjections de la ville.
Ci-dessus, notez , la démesure des bâtiments d'une ville dédiée au
sacré.
Et bien, notre charmant hôtel de rouge vêtu nous offre à chaque instant de la journée une vue imprenable sur ce spectacle quotidien.
" Les gens ont besoin de croire aux dieux, ne serait-ce que parce qu'il est difficile de croire aux gens "
Les Annales du disque-monde- Pratchett.
Sadhu, pelerins et indiens viennent de partout retrouver un peu de karma à Varanasi, en se baignant, priant et en, chose incroyable, en se lavant les dents dans le GANGE.
Ci-dessus, moi, accroupi, en mode reporter.
Alors que les crémations des défunts ont lieu sur ces mêmes berges, en plein air et à la vue de tous. Pauvres touristes que nous sommes, nous subissons un "harcelement"
constant pour un tour de bateaux sur le Gange, l'achat de cartes postales. Le choc visuel, les odeurs, les rues étroites et l'étendue de la ville grouillante de vie, sont juste un
mot : impréssionnants.
Mais ça va, on y survit, ne vous inquietez pas. Sans pour autant s'y habituer, notez.-le.
Ci-dessus, un ghat, au pied d'un Palais.
On a vu deux ghats (les quais), où ils pratiquent cette céremonie de crémation. Nous n'avons pas osé trop nous approcher .C'est tout de même étrange d'assister à l'enterrement
de quelqu'un comme un événement touristique.
Ci-dessus, en bas à droite, on aperçoit la fumée qui s'échappe du bûcher
funéraire.
Varansi est ancienne et elle regorge de rues antiques, étroites et sinueuses. On sent une ambiance quasi moyen-ageuse à chaque coin ou aux tournants des ruelles
labyrinthiques.. .
L'odeur est parfois insuportable. Chèvres, vaches et gens défequent un peu partout. L'air nous paraissait déja assez chaude comme ça pourtant.
Nous avons eu une belle éclaircie en arrivant, mais depuis cela reste couvert malgré la chaleur étouffante.
Aux détours de ruelles, le spectacle des couleurs est une constante surprise.
Ci-dessous, un temple
Ci-dessus, l'entrée d'un Ashram à Varanasi
Si Olivier nous lit, nous sommes descendus a l'endroit exacte de la superbe photo que tu nous avais envoyés des Gahts.
Celle du Palais ocre,
ci-dessous
Mais bien terne, le soleil s'étant caché du Palais dominant les marches du gahts, avec des femmes en sari et des sadhus qui te saluaient. C'etaient émouvant de marcher
sur tes traces et d'essayer de faire la même photo !
Demain, nous entamerons le chemin du Lotus. C'est-a-dire que nous suivrons les traces du Bouddha. Nous allons tout d'abord à Sarnath, où il donna son premier sermon, après son éveil.
Puis, nous enchaînerons par les differents lieux où il a vécu.
Nous espérons dormir dans un monastère bouddhique demain soir.