MADRID octobre 2007 -
Nouveau séjour dans la capitale castillane.
MERCREDI 10
14heures de voitures. De la pluie, pas moins de trois accidents vus sur notre trajet. Le beau temps nous attendait heureusement en arrivant à Madrid
JEUDI 11
Promenade dans le typique Mercado (marché) de Puentes de Vallecas, où vit ma soeur.
On affronte les petites mémés au marche, qui volent leur tours pour acheter du jambon serrano et du chorizo.
L´après-midi, douceur automnale et balade dans le coeur historique de Madrid, du côte du quartier Conde-duque en compagnie "du plus beau", je cite Estelle- des espagnols, un ami galicien de long date. Une bière en terrasse et son humour vous assurent une bonne journée.
Repas à l´appartement pour déguster toutes les bonnes choses achetées ce matin-là.
VENDREDI 12
Une Journée très ensoleillée, un ciel azur sans le vent frais de fin de soirée de la veille.
Nos jeunes retraités partent tôt dans la matinée profiter de ce temps magnifique du côté du parc du Retiro, non loin du célèbre Musée du Prado. Nous les rejoignons en début d´après-midi sur el paso (promenade) del Prado.
Les rues sont remplies de monde comme je n´ai jamais vu. Nous croisons les chars d´assaut de l´armée qui ont défilé le matin Plaza Cibèles en présence de la famille royale. Spectacle auquel ont assisté en partie les parents, alors que la jeune génération se contentera de la regarder confortablement dans le salon de l´appart.
Ils nous étaient alors bien dificile de trouver un bar à tapas pour déjeuner en famille. Nous errons dans le quartier ombragé par les hautes facades du Huertas ("les Jardins").
Les devantures s´ornent d'azulejos, représentant le Madrid du XVII siècle ou celui de Goya. Invitation permanente à déguster aguadiente accompagnés de poulpe dorés dans leurs jus d´olive ou vins du pays avec leurs fromages laiteux et du pain blanc.
Les touristes nous font fuir. Nous grimpons quelques rues pour nous éloigner dans toute effervessence. Car, aujourd´hui, c´est jour de fête en Espagne. Nous fêtons l´Amérique, découverte par les Hispaniques. L´évènement rend hommage à la richesse apportée par des peuples latinos, qui ont depuis lors conquis eux aussi les territoires des fiers conquistadors.
Nous trouvons la taverne galicienne qu'il nous fallait, échouée sur un coin de rue anguleux. La décor évoque Vigo, le port Galicien. Et le poulpe y est délicieux.
SAMEDI 13
Promena de ensoleillée dans le Parc du Retiro, verrres en terrasse avec des patatas bravas (à la sauce tomate piquante). Le soir, le tour des Bars dans la malasañea. Une douce chaleur baigne encore la ville jusqu'à tard la nuit, réminescence encore tiède de l'été.
Dimanche 14
Avion sur Vueling à Charles de Gaule. Il faut descendre par l'ascenseur au Terminal 1, pour prendre le petit train CDG (gratuit), jusqu'au Rer B (8,20Euros).Rien de bien indiqué pour les étrangers, que je plains.
. MADRID 22 janvier 2007 -
-A la recherche du Madrid d'un spadassin
du XVII siècle- .
Désespérant de voir paraître en France, le film espagnol "Le Capitaine Alatriste", avec dans le rôle titre le viril Viggo Mortensen, on a peu toutefois redécouvrir, depuis quelques années, le Madrid du XVII siècle, sous la plume espagnole d' Arturo Pérez-Reverte.
Il est heureux de constater aujourd'hui qu'en suivant les traces de ce sombre spadassin- qu'est toujours visible dans la capitale moderne des madrilens les traces du "siècle d'or" espagnole En ouvrant les yeux, les signes sont encore très présents sur les murs, dans la culture et dans l'esprit qu souffle dans certains quartiers..
La Plaza Mayor demeure le symbole de cette cour fasteuse. L'inquisition, devant les membres éminents de la société, venait y célébrer l'autodafé. Les courses de Taureau- ancètres de la corrida s'y déroulaient.
Le Rastro- le marché populaire le plus connu d'Espagne, est une gigantesque brocante. Il faut affronter le dimanche matin - les badauds innombrables et la promiscuité- pour percevoir l'ancienneté des lieux- et de la tradition.
Le quartier du Rastro n'est pas connu sous ce nom avant la fin du XV et début du XVI siècle. On y vendait déjà des vêtements vieux et usagés. Il appartenait aux Quatiers-bas de la ville- aux bas-fonds -de part sa pente très prononcée, il est plus bas que les terrains environnants et non pas tant à une appartenance à une société de classe inférieure.
Il n'eût pas moins de trois abattoirs qui s'y intallèrent - entre le XV et le XVII siècle. Le commerce de la viande- (du jambon, donc- voir photo) - et des peaux demeure une tradition ancestrale du Rastro- même si aujourd'hui le rastro n'en garde pas trace. Il est toujours possible par contre d'humer les odeurs du jambon serano- sur une tranche de pain frais, en fin de matiné...
Aux détours des rues...
Ici depuis le 16e sièlce, était le Théâtre des Comedies de la Croix, où était représenté une grande partie du théâtre espagnole du siècle d'Or